Introduction : systèmes d'information distribués, auto-organisation et émergence

Jo Link-Pezet
Maître de conférence à l'Université de Toulouse
Urfist de Toulouse. Tél: 05 61 22 74 62 - Fax: 05 61 22 83 45 - pezet@cict.fr


Jean-Max Noyer
Maître de conférence à l'université de Rennes II
Professeur invité, Université Libre de Bruxelles
URFIST de Rennes. Tél. : 02 99 14 14 46 - Fax : 02 43 36 20 47 - Jean-Max.NOYER@uhb.fr





Ce dossier aborde un certain nombre de questions concernant les modes de production et d'organisation du travail intellectuel, ainsi que l'analyse critique de ces modes, sous les conditions du développement des nouvelles technologies, des réseaux électroniques.

L'évolution technologique actuelle et l'emprise croissante des mémoires numériques (de la question politique de la mémoire numérique) sur ce que Manuel Castells appelle "la société informationnelle / communicationnelle" [1], rendent plus que jamais nécessaire le renouvellement des approches critiques et ce tant d'un point de vue socio-cognitif que socio-politique. Marx avait en son temps, déjà attiré l'attention sur l'évolution "sémiotique" (pour le prochain siècle) du Capitalisme, Capitalisme dont il disait qu'il serait porteur d'un problème central, celui de l' "Intellectualité de Masse" ("General Intellect").

Ce problème aujourd'hui est là, présent, têtu, traversant l'ensemble des dispositifs qui concourent au devenir des sociétés avancées. Pour aller à l'essentiel, et à partir des points de vue portés par les textes ici présentés, le problème que nous avons à penser est celui de la prise de pouvoir du "capital cognitif".

Société(s) et entreprises sont confrontées, à nouveau et sous des conditions radicales, à l'antique question des moyens de pilotage sémiotique, au renouvellement des conditions anthropologiques de production des savoirs, et plus profondément encore aux conditions de "l'invention de l'homme".

En effet nous sommes mis en demeure d'avoir à penser et à répondre à la question suivante: “quelles sont les nouvelles forces qui sont activées en nous, par les nouvelles forces du dehors”, (Gilles Deleuze, Felix Guattari) [2] forces du dehors qui ont pour nous les noms de numérique, biotechnologies, nanotechnologies.

Ce que ce dossier vise, concerne plus précisément, certains effets engendrés par les technologies d'écritures numériques, les technologies intellectuelles émergentes, les réseaux de mémoires distribuées, les nouvelles formes du couplage homme(s)-technique(s) sur le procès de travail.

Ces technologies ont convergé de manière forte depuis une vingtaine d'années, au point de donner naissance à une nouvelle strate anthropologique, l'espace-temps "Internet", qui porte à nouveau à incandescence la question du gramme, de l'Écriture, des programmes.

L'ensemble des réseaux capitalistes aujourd'hui, semble être l'expression et l'exprimé, d'un vaste système de couplages hétérogènes et dynamiquement enchevêtrés entre “divers types de machinismes: machines techniques, machines d'écriture économiques, mais aussi machines conceptuelles, machines religieuses, machines esthétiques, machines perceptives, machines désirantes...” (Felix Guattari, Eric Alliez 1983) [3]

Dans ces conditions “la matière première (du capitalisme) sa nourriture de base, ne serait pas directement le travail humain ou le travail machinique, mais l'ensemble des moyens de pilotage sémiotique relatifs à l'instrumentation, à l'insertion dans le socius, à la reproduction, à la circulation des multiples composantes concernées par ce processus d'intégration machinique” (Felix Guattari, Eric Alliez 1983) [4].

L'ensemble des acteurs-réseaux, constitutifs des sociétés avancées, contraints de faire l'expérience d'eux-mêmes, sous les conditions des nouveaux systèmes d'écritures, de communications qu'ils ont eux-mêmes développés, doivent remettre sur le métier la question du “caractère hautement socialisé du procès de travail intellectuel” et ce loin des équilibres historiques. Plus que jamais donc, les grands dispositifs capitalistiques sont porteurs de forces qui tentent “de ne contrôler que les diverses composantes qui concourent au maintien de son caractère processuel” (Felix Guattari, Eric Alliez 1983) [5].

Ce qui est exploré, ce sont d'autres modes coopératifs de production, circulation, consommation (modes qui sont d'une manière générale, artificiellement séparés) des savoirs, d'autres modes de gestion des compétences, d'autres modes de "contrôle continu" des acteurs humains / non-humains, de façon à maîtriser les processus de capitalisation sémiotique.

Les nouvelles technologies intellectuelles et les nouveaux modes d'organisation du travail développés et mis en place, définissant les conditions matérielles / idéelles, à la fois “d'une sorte d'ordinateur collectif du socius et de la production, et une tête chercheuse des innovations adaptées (aux pulsions internes)”(Felix Guattari, Eric Alliez), elles-mêmes, expression et exprimé des conditions de co-émergence(s) des êtres et des choses, impliquant l'immense "feutrage" [6] à n dimensions des chaînes d'acteurs-réseaux hétérogènes....

Au passage et à l'occasion de l'analyse du procès de travail et des rapports de production, de subjectivation qui se développent sous les nouvelles conditions, nous constatons que, ce que nous continuons, par faiblesse de pensée, d'appeler "Le Capitalisme", n'a rien d'un universel. Ce serait une erreur de penser qu'il existe comme une chose en soi. Nous suivons en cela Bruno Latour, pour qui “il n'y a pas d'équivalents (...) ces équivalents il faut les construire et çà coûte cher, ne mène pas loin et ne dure jamais très longtemps. Il est seulement possible de faire de très longs réseaux (...) une équivalence absolue capable de nettoyer le monde de toute trace d'inéquivalence...” (Bruno Latour) [7].

Les processus d'altération sont toujours à l'oeuvre, et la création continuée du monde, de ne cesser de produire les conditions de son propre démantèlement! Mais ceci est l'ouverture d'une vaste réflexion qui est sur les marges, certes partout présentes, des réflexions exprimées par les articles de ce dossier.

C'est dans ce contexte et à partir de ce point de vue que sont donc abordés quelques-uns des problèmes liés à la question politique de la mémoire, aux variations affectant les couplages structurels cortex-silex, homme-technique, aux approches auto-organisationnelles du procès de travail intellectuel, à la place et au statut des nouveaux outils et "boîtes noires" permettant à ces nouveaux dispositifs de s'utiliser comme instances de leurs propres opérations. (Ces nouveaux dispositifs venant troubler de leur disruption les anciens, créant entre eux de nouveaux rapports différentiels).

Réseaux électroniques, documents numériques, nouvelles capacités d'écriture et de simulation, prenant alors sur et avec eux, la charge processuelle de la création continuée des êtres et des choses, des organisations et des dispositifs humains / non-humains quelconques.

Nous sommes donc amenés à penser les processus d'intégration et de différenciation en cours à partir d'une critique des schèmes arborescents et téléologiques dominants. Ces schèmes se sont développés sur les bases d'une conception représentationiste, "par délégation", négociée ou non, et principalement descendante, des organisations. Bien évidemment si l'on examine plus attentivement les modes d'organisation hérités et leur fonctionnement, nous constatons, suivant les niveaux d'échelle et le point de vue de description considérés, une hybridité profonde des schèmes de travail et de production. Nous pensons toutefois que le modèle de l'auto-organisation est suffisamment puissant pour servir de fil conducteur à toute analyse visant les processus d'émergence à l'oeuvre, dans le passé et... aujourd'hui (Manuel de Landa) [8].

Cela d'autant plus que les technologies intellectuelles et les réseaux électroniques rendent possible l'émergence de nouveaux principes et modes de fonctionnement coopératif, principalement fondés sur des pratiques ascendantes, décentralisées ou acentrées, c'est-à-dire fonctionnant indépendamment d'un instance centrale [9]. Cela ne signifie pas pour autant que ces systèmes de travail et de fonctionnement impliquent l'abandon de procédures normalisées, de systèmes d'écriture et de représentation puissants! Bien au contraire ils supposent l'apprentissage et l'adoption de normes, de programmes et dispositifs d'écriture, d'interfaces à la plasticité très grande, ils supposent que soient développés et appropriés des modes de représentation et navigation dans des espaces-temps coopératifs complexes, distribués. C'est à ces conditions que des dispositifs coopératifs impliquant des agents hybrides, hétérogènes, asynchrones, porteurs de temporalités et de subjectivités très différenciées, sont susceptibles de fonctionner de manière performante selon des schèmes ascendants, "rhizomatiques", favorisant les pratiques auto-organisationnelles.

Loin de nous satisfaire de l'idéologie de l'immatériel, nous plaidons avec force, pour une approche matérialiste des systèmes auto-organisateurs, enracinée dans l'examen des conditions de production politico-cognitives des systèmes d'écriture, des programmes, des interfaces, des hybrides.

De la même manière l'efficacité des dispositifs hypertextuels qui sont déployés pour la gestion des divers agencements coopératifs suppose une appropriation-dissémination de technologies matérielles et idéelles relativement complexes.

Les systèmes hypertextuels tels qu'ils s'expriment par exemple au niveau d'Internet, sont exemplaires, de cet enracinement. Ils ont, certes, des caractéristiques, qui en font de puissants systèmes auto-organisateurs. Pour aller à l'essentiel ces systèmes qui se mettent en place aujourd'hui présentent bien en effet différents niveaux d'organisations systémiques reliés par des boucles récursives de rétroactions. (Utilisation de structures hautement récursives).

Ils sont, de plus "habités" de règles locales qui par leur application répétée, aboutissent à l'émergence de structures plus vastes. Ils comportent des boucles de rétroaction complexes à l'intérieur et entre les différents niveaux de codes. Ils sont aussi porteurs de "commandes largement distribuées, quoiqu'inégalement" et ce à tous les niveaux d'échelles. Ils sont encore caractérisés par la "méthode ascendante" (bottom-up) et les "comportements" dont ils sont porteurs, se développent en interaction directe avec "l'environnement" plutôt que par l'intermédiaire d'un modèle abstrait.

Ces dispositifs, enfin, incluent l'utilisateur dans la boucle et les processus d'altération-création peuvent se produire en des lieux multiples. Ces processus d'altération-création, sont ainsi impliqués non seulement au niveau de la "représentation" mais aussi au niveau des codes utilisés pour produire les "représentations". D'une manière générale les dispositifs hypertextuels montrent “combien les processus d'auto-organisation sont pertinents pour les espaces d'encodage et de décodage des textes”.

Ces systèmes toutefois ne peuvent se déployer que sous des conditions matérielles et idéelles fortes, nécessitant la mise en oeuvre de moyens matériels, intellectuels, symboliques puissants.

On comprend mieux à présent pourquoi, si l'on veut que soient exploitées les intelligences collectives sur le réseau, il faut que les technologies intellectuelles numériques soient massivement distribuées. Ce qui, bien évidemment ne va pas sans poser d'importants problèmes socio-cognitifs et socio-politiques.

La question des intelligences collectives constitue donc le fond de ces articles.

Les modèles arborescents et "représentationnistes" de la gestion des connaissances, des savoirs, des informations, la coupure information-action, le schème moyens-fins, les modes du faire fondés de manière dominante sur une conception transcendante du plan, sur la notion d'univers clos, sont donc remis en cause. Et la notion de coopération, identifiée par Grice [Grice 75] comme composante de base des interactions communicatives, a largement évolué et s'est progressivement éloignée du simple mécanisme initial de reconnaissance des plans de l'émetteur envisagé dans un univers clos.

Le travail coopératif, le procès de travail, (mais il n'y a d'intelligence et de travail que toujours-déjà, machinés, collectifs -- comme ensemble plus ou moins hétérogène d'acteurs humains et non-humains -- (B. Stiegler, B. Latour, E. Hutchins...) [10] doivent donc être repris à partir d'un examen critique de la notion de "médiation", et à partir d'un abandon radical de la substantialisation de la réalité individuelle. Là encore l'opposition individuel et collectif, dans sa figure héritée, se révèle être néfaste.

“ L'individu n'est (...) ainsi ni substance, ni simple partie du collectif: le collectif intervient comme résolution de la problématique individuelle, ce qui signifie que la base de la réalité collective est déjà partiellement contenue dans l'individu, sous la forme de la réalité préindividuelle qui reste associée à la réalité individuée; ce que l'on considère en général comme relation à cause de la substantialisation de la réalité individuelle est en fait une dimension de l'individuation à travers laquelle l'individu devient: la relation, au monde et au collectif, est une dimension de l'individuation à laquelle participe l'individu à partir de la réalité préindividuelle qui s'individue étape par étape ” (B. Stiegler) [11]

Nous devons donc nous interroger sur les manières dont les nouvelles technologies d'écritures, les dispositifs processuels de la mémoire, permettent d'appréhender le travail coopératif à partir des différents espaces individuels, à partir d'une agrégation ouverte et métastable des comportements singuliers, des événements "productifs", pour favoriser la résolution de problèmes dans un système ouvert. Il est en effet difficile de déterminer a priori (dès sa conception et son utilisation) le répertoire complet des comportements du système. Dans un univers productif complexe, sont convoqués non seulement diverses expertises et disciplines, mais aussi un grand nombre de dispositifs communicationnels-informationnels, des activités langagières, des procédures sémiotiques et des médiations très hétérogènes [12].

Dans ce contexte, tout agent ou ensemble d'agents doit pouvoir se représenter le dispositif à l'intérieur duquel il est inclus et dont il est l'expression et l'exprimé. Il doit aussi pouvoir agir sur les moyens de pilotage sémiotique locaux et / ou globaux qui sont nécessaires au procès de travail.

L'interaction, en tant qu'elle est processus et médiation, en tant qu'elle est encore compréhension du monde à l'épreuve des conceptions que l'on a de soi et d'autrui, suppose donc de nouveaux modes de production et de représentation des savoirs attachés au procès de travail lui-même.

D'où l'importance du "mapping" aujourd'hui, au coeur, non seulement des analyses concernant les réseaux socio-techniques, les mémoires numériques collectives en acte, mais encore des pratiques coopératives. Cartographier, selon diverses métriques et niveaux d'échelles les dynamiques d'actants, à partir d'un nombre croissant de traces, dont les nouvelles traces "processuelles" que sont les liens et hyperliens, devient primordial, afin d'améliorer l'activité coopérative des agents humains / non-humains. La mise en jeu socio-cognitive de ces "pratiques cartographes", au sein des intelligences collectives émergentes, posant certains problèmes, dont un des plus délicats est la renégociation politique du partage des savoirs transversaux, des légitimités institutionnelles acquises au cours de la longue histoire techno-politique, passionnelle, des savoirs protégés, des opacités cognitives et informationnelles héritées, de la construction et du partage des secrets.

C'est à ces conditions, en effet que la coopération peut être maintenue, "augmentée", dans des systèmes métastables, complexes, ouverts, selon une approche émergente, "bottom-up". Les savoirs et les aptitudes, les comportements des agents sont alors ancrés dans l'exploitation concrète de l'environnement coopératif dévoilé, la communication n'étant qu'un des aspects de la contextualisation puisque l'action de chacun des agents s'enracine dans l'exploration de l'espace-temps du procès de travail, la manipulation des objets, des sémiotiques, dont elle est l'émanation toujours locale et singulière, fragmentaire et événementielle.

Cet environnement coopératif dévoilé, ouvrant vers de nouvelles formes d'indétermination, d'altération-création. Dans ces systèmes coopératifs complexes, l'interaction locale des agents (humains et/ou non-humains) devient prépondérante. Le comportement "collectif émergent" du système, réagissant en retour sur les agents qui le composent, selon des causalités et des voies très diverses et toujours singulières.

Ce problème est complexe dès lors que le "comportement collectif émergent" doit être lui aussi représenté, discuté, aménagé, dans un contexte humain, social conflictuel, passionnel, et qu'il n'est pas transparent de soi à soi et ne se donne, de lui-même, à personne. La notion de fonction globale à atteindre réintroduisant la question des fins comme "désir individuel / collectif de se perpétuer dans son être", entrant en conflit avec d'autres désirs...

Mais loin de la rigidité hiérarchique des modèles représentationnalistes, les nouvelles approches coopératives relient émergence, fruit des processus auto-organisationnels, et interaction contextualisée par l'indexicalité et la spatialité dans un environnement où toute norme est ressource et tout agent-objet, un support potentiel d'action signifiante.

Pour finir, ces approches non-linéaires et auto-organisationnelles comportent plusieurs types d'enjeux : socio-cognitifs, socio-politiques qui ne sont pas directement visés dans ce dossier.

Les textes de ce dossier (nº 5) de la revue Solaris évoquent un certain nombre de problèmes concernant l'évolution du travail coopératif sous les conditions des systèmes d'information favorisant les pratiques auto-organisationnelles.

Les points suivants sont abordés:




Notes

[1]
CASTELLS Manuel (1996). - La Société en réseaux. - Paris : Édition Fayard

[2]
DELEUZE Gilles , GUATTARI Felix (1989). - Qu'est ce que la philosophie?. - Paris : Édition de Minuit

[3]
GUATTARI Felix , ALLIEZ Eric (1983). - "Le Capital en fin de compte". - in Change International, nº1, Paris, 1983

[4]
idem

[5]
idem

[6]
"Feutrage" rendant compte ici, des caratères hétérogènes des dynamiques hiérarchiquement enchévêtrées, des phénomènes de convergence-divergence à l'oeuvre, le plus difficile “ étant de faire conspirer tous les éléments d'un ensemble non homogène, de les faire fonctionner ensemble ” selon une grande diversité de logiques, de modes d'association, de traduction.

[7]
LATOUR Bruno (1984). - Irréductions, 1.4.6.2 - Scolie-, Paris : Édition Métaillé

[8]
de LANDA Manuel (1997). - A thousand years of non-linear history. - Swerve Ed.

[9]
Voir sur ce point: "Rhizome", in DELEUZE Gilles & GUATTARI Felix (1980). - Mille Plateaux,. - Paris : Édition de Minuit

[10]
HUTCHINS Edwin (1995). - Cognition in the Wild, MIT Press
Voir aussi, STIEGLER Bernard (1994, 1996). - La technique et le temps; - T I et T II. - Paris : Édition Galilée

[11]
STIEGLER Bernard (1994). - "Technique et Individuation psychique et collective dans l'oeuvre de Simondon". - in Simondon: Une pensée de l'individuation et de la technique. - Paris : Édition A. Michel
Voir aussi, LÉVY Pierre (1993). - "Plissé Fractal: comment les machines de Guattari peuvent nous aider à penser le transcendantal aujourd'hui". - in Chimères, Paris

[12]
Voir LATOUR Bruno (1994). - "Les objets ont-ils une histoire?". - in L'effet Whitehead. - Paris : Édition Vrin.
Sur le statut de la médiation comme " occurrence qui n'est vraiment ni tout à fait une cause, ni tout à fait une conséquence, ni complètement un moyen, ni complètement une fin. " (p.213, 214)


© "Solaris", nº 5, janvier 1999.